27/01/2009

Arrêter les aiguilles


Riches ou pauvres quoi qu'on fasse sur la terre
Notre existence est un' chose éphémère
Et des pendul's le tic-tac incessant
Semble nous dir' " tout passe avec le temps "
Voici l'enfant qui vient d'venir au monde
Sa mèr' penchée vers sa petit' têt' blonde
Vers la pendul' placée près de son lit
Jette un regard et soucieuse se dit :

REFRAIN
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
Au cadran qui marqu' les heur's de la vie
Nos p'tits enfants si mignons, si gentils
N'grandiraient pas pour déserter leur nid
Lorsqu'à vingt ans un jour ils se marient
Sans un regret, ils part'nt et vous oublient
Et les mamans dont ils brisent l'espoir
Pens'nt : on voudrait près d' soi toujours les voir
Rester petits garçons ou petit's filles
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles

Un malfaiteur, pour expier son crime
Est condamné au châtiment ultime
Dans sa cellule, il entend ses gardiens
Dire tout bas, " Ce sera pour demain "
Le lendemain il voit que l'aube se lève
Et ses idées se brouill'nt comm' dans un rêve
Il est secoué de terreur et d' remords
Et dit tremblant sentant venir la mort

REFRAIN
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
Au cadran qui marqu' les heur's de la vie
J' n'aurais p' t' êtr' pas lorsque sonnait minuit
Commis le crime dont je vais être puni
Il a suffit d'un' fatale minute
Pour que d'un homme je devienne une brute
Mais quoi voici l'horloge de la prison
Qui sonn' le glas de la séparation
Plus qu'un espoir, mon Dieu pour ma famille
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles

Dans les campagnes ainsi que dans les villes
Règne le calme, et chacun vit tranquille
Sans se douter qu'un orage gronde au loin
Pour boul'verser la paix du genre humain
Un peu partout, en Europe, en Afrique
Les noirs dessous de l'infâme politique
Sèment la guerre, horreur de tous les temps
Que nul ne peut arrêter et poutant

REFRAIN
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
Au cadran qui marque les heur's de la vie
On n'entendrait plus le tocsin sonner
Pour enlever nos fils à leurs foyers
Quand à l'instant où tous les bras travaillent
Quoi de plus triste que l'heure des batailles
Peut-êtr' qu'un jour retrouvant sa raison
L'homm' maudira la guerre et ses passions
Plus de tueries ni d'homm's qui se fusillent
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles

Tous emportés par l'effroyable ronde
Les années passent si vit' pour tout l'monde
Que l'on se dit : Pourquoi se jalouser
Se fair' tant d'mal au lieu de s'entr'aider
Deux pauvres vieux, usés, cassés par l'âge
Sentant venir l'heure de grand voyage
Encore unis, comm' dans leur jeune temps
Dans un baiser, disent en s'enlaçant:

REFRAIN
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
Au cadran qui marqu' les heur's de la vie
Nous n'aurions pas la triste appréhension
D'entendre l'heur' de la séparation
Après avoir passé toute une vie
A nous chérir sans aucun' jalousie
Le coeur bien gros on n'devrai pas penser
Qu'un jour hélas, il faudra nous quitter
Vivons d'espoir, à quoi bon s'fair' tant d' bile
Puisqu'on n'peut pas arrêter les aiguilles.

21:15 Écrit par Animusiques dans CHANSON | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chansons, animusiques, aiguilles, berthe sylva |  Facebook |

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